Lasse Dearman capture l’essence de la jeunesse

La capacité qu’a le photographe danois et anglais Lasse Dearman pour capturer des ambiances et les énergies dans chacune de ses images lui a apporté de nombreuses opportunités.
Ses cadrages, parfois isolant le sujet dans l’espace ou concentrés sur une partie de corps, sont sa marque de fabrique. Un style pur et en même temps brut qui a attiré l’oeil de magazines tels que Wonderland ou Tank, ou de marques comme Adidas.

Nous lui avons posé des questions sur ses inspirations, les origines de sa passion, et sur l’influence que la photographie a eu sur sa vie.

Bonjour Lasse, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Bonjour ! Mon nom est Lasse Dearman, moitié danois, moitié anglais, d’où le nom. J’ai 28 ans, je vis à Copenhague et je prends des photos.

« J’ai commencé et arrêté de prendre des photos plusieurs fois. »

Comment es-tu arrivé à la photographie ?

Ça a été une super longue et très lente progression. J’ai commencé et arrêté de prendre des photos plusieurs fois. La dernière fois que j’ai repris, c’était quand je vivais à Londres. J’ai acheté un appareil photo et j’ai commencé à documenter le monde qui m’entoure. Depuis lors, elle a progressivement pris le dessus sur ma vie.

©Lasse Dearman

Que représente la photographie pour vous ?

J’aime vraiment regarder des photos, et j’aime vraiment faire des photos. La plupart de mes amis d’aujourd’hui sont des gens que j’ai rencontrés grâce à la photo, donc je suppose qu’on peut dire que cela a eu une certaine influence sur ma vie.

« Penser trop à faire un projet et à l’exécuter ne serait pas naturel pour moi […] »

Quand je regarde ton travail, j’ai l’impression de voir le témoignage d’une époque. Quelque chose que les générations futures regarderont en se disant  » c’est ce à quoi ressemblait la jeunesse du début du 21e siècle « . Est-ce que ça résonne avec ton propre ressenti ?

Je ne suis pas si conscient de mon travail, j’essaie juste de sentir ce que je serais content de photographier, et d’aller avec mon intuition. Je pense que c’est la meilleure façon pour moi de prendre des photos. Penser trop à faire un projet et à l’exécuter ne serait pas naturel pour moi, pour le meilleur ou pour le pire. Cela dit, je suis sûr qu’il y a des références et des indices dans mes photos qui indiquent un certain intervalle de temps.

©Lasse Dearman

Que veux-tu communiquer à travers tes images ?

Je pense que ce qui me préoccupe le plus, c’est de transmettre une certaine humeur ou un certain sentiment dans mes images auxquelles je peux m’identifier. Il n’y a pas de message spécifique en tant que tel, il s’agit plutôt de créer un espace/univers dans lequel vous pouvez plonger.

« […] j’ai réalisé que la prise de vue sur pellicule était la meilleure en termes de détails dans les ombres et de texture générale […]

Tu travailles à principalement à l’argentique. Qu’est-ce que cela ajoute à ta pratique ?

Beaucoup de travail supplémentaire, comme passer des heures à enlever la poussière sur chaque photo après la numérisation. – Prise de vue principalement à la lumière du jour, j’ai réalisé que la prise de vue sur pellicule était la meilleure en termes de détails dans les ombres et de texture générale dans mes images.

©Lasse Dearman

Qu’est-ce qui nourrit ton inspiration ?

J’aime vraiment être inspiré par les gens que je photographie. Je me soucie beaucoup de mon casting, et j’essaie de m’assurer que la personne que je photographie est quelqu’un que j’ai instinctivement envie de documenter.

« Beaucoup de photographies ne servent qu’à illustrer, ou simplement à attirer l’attention. »

Avec Instagram est venue une vague d’images qui s’est ajoutée à celle des publicités que nous voyons tous les jours sur les murs de la ville, les magazines, etc…… Penses-tu que cette abondance noie les talents ou qu’au contraire, elle pousse les créatifs à se dépasser ?

Honnêtement, je n’y prête pas beaucoup d’attention. Beaucoup de photographies ne servent qu’à illustrer, ou simplement à attirer l’attention. Je ne veux pas paraître arrogant, mais je ne le considère pas vraiment cela comme de la vraie photographie.

©Lasse Dearman

Si tu ne pouvais garder qu’une seule de tes photos, laquelle choisirais-tu ?

J’aime bien l’ambiance de cette photo d’Asger que j’ai prise en 2014,. Il y a de la douceur, je la trouve l’accueillante. (Voir l’image ci-dessous. NDLR)

©Lasse Dearman

Des projets futurs dont tu peux nous parler ?

En ce moment, je travaille sur le tournage d’un numéro complet de Enlarge Your Memory. Il s’agira d’un portfolio de 24 pages sur quelques mois. On espère qu’il sortira cet automne.

Pour en savoir plus sur Lasse, consultez son profil sur Model.com, son site Web et suivez-le sur Instagram.

Cet article a été initialement publié en anglais