Un fragment de la Photographie – Chicago, 2009

Un photographe raconte l'histoire derrière une de ses images

Alors en plein phase d’émerveillement pour la photographie, encore « vert » dans ma compréhension autodidacte de ce qu’est la Photographie (« l’écriture photographique », terme qui resta mystérieux longtemps par exemple). Sentant qu’il y a quelque chose là-dessous.

Alors qu’il était dur d’en percer le voile, cette photo fut une première clé de compréhension.

Chicago, mars 2009 donc. Le froid, le vent et les intempéries qui alternent avec le brouillard. Un temps à rester au chaud. Dans le confort douillet de la chambre d’hôtel du Sheraton où je logeais pour un congrès.

Mais une ville américaine dans tout son gigantisme et son esthétisme propre, mince ! L’envie est trop forte et c’est au détour d’un « bloc », que se révèle cette tour, que je ne connaissais pas, avec son sommet se perdant dans le brouillard. Luttant contre le vent, prenant garde à ne pas laisser la pluie tomber sur l’objectif, je prends cette photo et comprends alors un truc devenu trivial avec les années : photographier se fait par tout temps, à toute heure et partout.

– Maxime Favier

©Maxime Favier