Polka Magazine soutient le photojournalisme : interview de son directeur Alain Genestar

Polka, magazine de photojournalisme, Polka galerie, Polka site internet, la famille Genestar a lancé une marque autour de valeurs de respect des photographes et de sujets engagés. Tous acteurs et créateurs du projet, nous avons rencontré Alain Genestar qui après une carrière aboutie s’offre la direction d’un trimestriel de grande qualité journalistique. Respect des crédits photo dans leurs moindres détails, beauté du monde, égalité et justice, condition des reporters, autant de sujets qui sont l’essence même de Polka.

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Polka, magazine de photojournalisme, Polka galerie, Polka site internet, la famille Genestar a lancé une marque autour de valeurs de respect des photographes et de sujets engagés. Tous acteurs et créateurs du projet, nous avons rencontré Alain Genestar qui après une carrière aboutie s’offre la direction d’un trimestriel de grande qualité journalistique. Respect des crédits photo dans leurs moindres détails, beauté du monde, égalité et justice, condition des reporters, autant de sujets qui sont l’essence même de Polka.

magazine Polka

Quelle était l’idée au départ du magazine Polka ?

C’est l’addition de plusieurs idées. Il y a deux ans, je réfléchissais à New-York à un magazine de photojournalisme. J’avais bien avancé sur ce beau projet nommé Victor, et pendant ce temps mes deux enfants, Edouard et Adélie avaient quitté leurs emplois pour lancer ensemble une galerie de photojournalisme baptisé Polka. Lorsque je suis rentré des États-Unis, nous avons fusionné nos projets, nos expériences et nos profits. Mon expérience du milieu journalistique, l’expérience de grand gestionnaire de mon fils Edouard, diplômé de l’Essec puis manager dans les médias, Adélie qui a travaillé chez Gamma et chez Capa, deux agences réputées dans le monde de la photographie et de la production ; nous avons inventé un nouveau concept.

“Il n’y a pas de création, dans le domaine de la presse, sur du marketing.”

Dans le contexte de crise déjà ancienne du photojournalisme, et de crise économique qui arrivait, nous voulions réfléchir à un nouveau modèle. Notre communication était de dire « on ne lance pas un magazine, on lance une marque de photographie ». Elle s’appuie sur trois médias, et un de ces médias est un magazine, accompagné de sa galerie et du site internet.

Quel est votre parcours personnel ?

Dans le journalisme, études à Science-politiques, je rentre ensuite au Monde. Puis je pars en province diriger l’Echo-Républicain. J’y fais mes armes de rédacteur en chef. J’exerce ensuite cette fonction au Journal du Dimanche pendant douze ans avant de rentrer à Paris Match pour y travailler sept ans.

Pouvez-vous nous détailler l’équipe Polka ?

équipe magazine Polka
De gauche à droite : Alban Denoyel, Jean-Kenta Gauthier, Abbas et Cathleen Naundorf (photographes) , Edouard Genestar (fondateur) et Dimitri Beck (rédacteur en chef).

Nous sommes huit, Edouard est directeur et éditeur, ma fille Adélie De Ipanema est directrice éditoriale, Dimitri Beck, ancien rédacteur en chef des Nouvelles de Kaboul (je l’ai rencontré à Kaboul et nous avions dirigé ensemble le dernier numéro des Nouvelles de Kaboul) est rédacteur en chef de Polka. Brigitte Bragstone, ancienne reporter du Journal du Dimanche a quitté l’hebdomadaire pour nous rejoindre, elle est secrétaire générale et également la mère d’Adélie et d’Edouard, et ma femme. Nous comptons aussi Joëlle Ody, une ancienne de Paris Match avec qui je travaillais. Nous avions des appréciations communes à l’époque et nous bénéficions maintenant de sa grande expérience. Deux jeunes diplômés sont parmi nous, Alban Denoyel, diplomé de l’ESSEC, qui nous a découvert dans la presse et est venu nous voir pour son premier job. Il croit très fort en notre projet, je trouve ça formidable ; et puis Jean Kenta-Gauthier, diplômé de Normal Sup et Science Po qui croit en notre projet et est venu vers nous. Nous avons ensuite une armée de stagiaires très motivés qui nous assistent.

Vous vous retrouvez tous les quatre, en famille, aux commandes du même projet. C’est une réussite, c’est agréable ?

C’est vraiment une volonté. Chacun partait dans une direction et nous avons décidé de transformer nos « petits » projets en un seul très grand. Nous sommes très respectueux des fonctions de chacun et respectons une règle importante : lorsque nous sommes en famille, ne pas trop parler de Polka !

Lorsque créez quelque chose dans la dernière partie de votre carrière, et que vous le faites avec la génération nouvelle, il est possible de se projeter beaucoup plus loin. On parle à long terme, dans quinze ans, dans vingt ans. Je n’ai pas à passer la main à des gens extérieurs, ça prolonge les conséquences de mes choix.

magazine Polka

Quel était le lectorat visé au départ par le magazine ?

Les gens qui aiment la photo, la comprennent et qui la savent indispensable à la compréhension d’une actualité de plus en plus compliquée. Donc c’est un public plutôt jeune, car le jeune public est très habitué à décrypter les images, ils sont nés dans la civilisation de l’image. Nous sommes un jeune journal et nous n’avons pas eu les moyens de faire des études sur notre lectorat, et nous ne le souhaitions d’ailleurs pas vraiment. Nous verrons plus tard, ce n’est pas essentiel. L’apport de la galerie Polka, en dehors de l’aspect financier, c’est que nous voyons notre lectorat y défiler. Les gens peuvent nous voir, et surtout nous pouvons les rencontrer, et parler avec eux.

J’avoue être un peu étonné, je pensais que le lectorat qui comprend le photojournalisme et la photographie ne serait pas si jeune que ça…

Moi aussi je croyais, et pourtant ce sont beaucoup de jeunes, voir même des très très jeunes.

magazine Polka

Si vous deviez trouver un slogan pour Polka, quel serait-il ?

Si on devait en trouver un je dirais : « Les photographes ont besoin d’espace et Polka les accueille à page ouverte », quelque chose comme cela. Aujourd’hui pour qu’un photographe puisse s’exprimer, il lui faut de la place. Cette place manque actuellement, que ce soit dans les magazines ou les murs des galeries. Nous accueillons tous ceux qui ont des histoires à raconter en images.

Pourquoi avoir déménagé la galerie Polka du quartier d’Oberkampf vers le Marais ?

C’est très simple, on ne pouvait pas rester plus d’une année dans la rue Oberkampf. Quand nous avions trouvé cet espace, nous étions emballés par l’endroit (anciens locaux de l’agence Contact Presse), nous y sommes resté un peu plus longtemps que prévu, un an et demi, mais ne voulions pas investir encore en image sur une adresse qu’on allait devoir quitter.

magazine Polka

Nous recherchions donc un autre lieu, nous avions vu les possibilités auprès de la mairie, pour aller plutôt vers des créations d’endroits plutôt qu’une reprise commerciale de bail. Ici au 12 rue St Gilles dans le 3ème, nous avons pu retrouver un peu l’ambiance d’Oberkampf, c’était important pour nous. Commercialement parlant, si l’ancienne galerie correspondait bien au photojournalisme, c’était par contre un peu loin pour les visiteurs qui viennent de l’étranger qui résident plutôt dans des hôtels du centre de Paris. Ici désormais nous pouvons leur dire que c’est à côté de la Place des Vosges. Ça nous a permis d’élargir notre public. Nous bénéficions de 270m², c’est un bel espace pour le moment.

Polka est un magazine de contenu, et on y voit un propos volontairement humain : dans le numéro #6, les femmes en Iran, les frontières en Inde, l’Ecole de la République, même votre article sur la mode de Cathleen Naundorf commence en parlant des ouvrières et de leurs métiers. Un magazine engagé ?

Notre galerie, notre magazine partagent les mêmes valeurs. Nous sommes tous d’accord, et je rappelle que nous avons pour rédacteur en chef l’ancien rédacteur des Nouvelles de Kaboul, il n’y a pas de création, dans le domaine de la presse, sur du marketing.

“Parler de la beauté est aussi un engagement, il faut oser la montrer.”

Je prends un exemple volontairement différent, le magazine Elle se crée sur des valeurs liées à la Femme, son épanouissement. La presse se développe, s’affirme, si elle repose sur des fondations et des valeurs propres.
Pour nous, il a fallu créer ces valeurs. Les photographes qui parcourent le monde sont d’une grande générosité. Ils vont nous amener des images qui dénoncent des injustices, ils vont prendre des risques physiques. Nos valeurs sont donc des valeurs de justice, d’égalité, de liberté, et là dedans on peut mettre beaucoup de chose, on peut même parler de la mode. Ça permet de construire quelque chose de cohérent en sachant que nous ne parlons évidement pas que de la misère du monde, mais aussi de la beauté du monde. Parler de la beauté est aussi un engagement, il faut oser la montrer.

Photographie Paolo Pellegrin
© Paolo Pellegrin

Les sujets du magazine, comment fonctionnez-vous avec les photographes ? Comment se gèrent les rétributions ?

Nous allons voir un photographe, ou il vient nous voir, et la rédaction fait état d’une histoire en particulier que nous voulons raconter. Le photographe a cette histoire, ou il vient avec une histoire qui est déjà dans ses cartons, nous montons ensuite le sujet en photo. En général on envoie un journaliste sur le terrain, ou un enquêteur.

L’accord que nous passons avec lui est le suivant : on sélectionne un certain nombre d’images, soit des images dans le magazine, ou d’autres images à lui, nous décidons ensuite de les exposer dans la galerie. La rétribution fonctionne alors de cette manière : on ne paie pas ses droits de reproduction mais on partage le produit des ventes de la galerie, moitié pour le photographe, moitié pour Polka.

Photographie Abbas

© Abbas / Magnum

L’autre fonctionnement, si le photographe n’a jamais exposé, et que son sujet est difficile à vendre par exemple, nous lui garantissons une somme d’argent qui correspond à ses droits de reproduction dans le magazine.
Dans tous les cas de figure, le photographe est gagnant. Il a au minimum ce qu’il aurait eu s’il avait vendu ses droits de reproduction, et en plus l’occasion d’exposer et de vendre ses photographies. Il entre dans un autre circuit, il commence à être un photographe qui expose. L’originalité de notre système, c’est cette complémentarité du magazine et de la galerie : vous prenez un photographe comme Klein, Salgado, Riboud ou Reza, ils ont une telle notoriété que leurs expositions sont personnelles, à leurs noms. Pour nous c’est le magazine qui est au mur, donc ils acceptent d’être dans une exposition collective, avec « des concurrents », avec des partenaires, avec des gens qui n’ont rien à voir avec leur travail… Il y a comme ça une communauté, on le voit lors des vernissages, les anciens photographes sont contents de découvrir des jeunes, et les jeunes sont contents d’être aux côtés des grands noms. Pour un jeune c’est un vrai plus, il va s’y retrouver financièrement et pouvoir dire qu’il expose, et si ça fonctionne commencer un financement pour un nouveau projet. Ce sont aussi nos valeurs au sein de Polka. Nous créons une communauté de lecteurs et une communauté de photographes.

Photographie Cathleen Naundorf

© Cathleen Naundorf

A chaque numéro de Polka suit une exposition qui vous permet aussi de fédérer un peu le lectorat j’imagine ?…

Oui, fédérer les gens qui peuvent venir, pour les autres il y a le site. Pour l’instant l’équipe est petite mais on espère aussi pouvoir un jour exposer ailleurs et exporter la galerie Polka. Hier nous avons ouvert une nouvelle exposition à l’hôtel Sofitel de la place de la Concorde à Paris, l’été nous nous déplaçons à St Tropez.
La galerie a aussi une vraie fonction financière. Les photojournalistes ont du mal à vendre leurs photos. Nous leur disons, non pas que les temps sont durs, mais que les temps ont changés, donc regardons comment gagner de l’argent différemment, et comment augmenter les ressources financières.

Au sein de Polka, la galerie supporte financièrement le magazine ou bien il est autonome ?

C’est un bon équilibre. Aujourd’hui notre site Internet ne génère pas d’argent, ce n’est qu’une vitrine. Nous sommes sur un projet qui va permettre d’avoir un apport financier de ce côté, à venir. Nous avons ouvert notre capital pour cela, un financier nous a rejoint il y a quelques jours.

Concernant la répartition galerie-magazine, nous avons fait un million d’euros de chiffre d’affaire la première année, les trois quarts pour le magazine et un quart pour la galerie. La galerie est un complément mais nous avons vraiment besoin de nos trois médias côte à côte. Pour l’instant la partie la plus visible est le magazine, mais la galerie va peut-être se développer, nous passerons peut-être des accords à l’étranger, à New-York pourquoi pas. Le site Internet pourrait se développer aussi en sortant d’un modèle gratuit même si ce n’est pas tellement la tendance aujourd’hui.

Photographie Steven Siewert

© Steven Siewert

La galerie et ses expositions ne vous contraignent pas à un rythme de quatre numéros par an ?

“Dans une période difficile, il faut réaliser avant d’espérer séduire.”

Au départ nous voulions faire un mensuel. Trop cher. Dans une période de crise naissante, ce n’était pas raisonnable. C’était aussi difficile dans cette période de trouver des partenaires.
Ensuite nous avons travaillé sur un bimestriel, mais il est difficile à expliquer au niveau du rythme, ce n’est pas très naturel. Le trimestriel convenait parfaitement, c’est à peu près le temps nécessaire en effet pour monter une exposition, ça peut se faire avec une équipe relativement modeste, et enfin correspond au cycle naturel des saisons, et permet d’annoncer le numéro du printemps ou de l’automne, très simplement. Je me souviens que Daniel Filipacchi nous y avait incité.
De toute façon si nous devions accélérer la cadence ce serait pour aller vers un mensuel mais pour l’instant c’est très bien comme ça.

Photographie Hans Silvester

© Hans Silvester

Notre principale nouveauté est d’accueillir au sein de notre capital différents financements. Dans une période difficile, il faut réaliser avant d’espérer séduire. C’est à dire qu’un projet a du poids parce qu’il existe déjà. Montrer « ce qu’on va faire » avec des grands mots ne sert à rien.
Ensuite il faut équilibrer ses comptes, c’est ce que nous avons fait la première année. Une fois qu’on a fait cela, c’est beaucoup plus facile d’aller voir des partenaires, intéressés par notre réussite. Grâce à ces fonds nous allons pouvoir investir dans le magazine notamment à la recherche de promotion aux abonnements, dans la galerie avec des locaux plus spacieux, et le développement de notre futur projet Internet.

Grâce à ces nouveaux financements, nous allons aussi pouvoir produire des sujets que nous avons en tête et les commander à des photojournalistes. Nous avons des réunions demain avec des photographes qui vont partir, pour l’un en Afrique sur un sujet qui lui tient à cœur, nous financerons son sujet pour Polka dans quelques mois. Nous voulons arriver à terme que ce soit la moitié des sujets du magazine qui soient produits par Polka, et le reste des sujets existants qui n’ont pas été pris, que nous voulons réveiller, que nous voulons réécrire à notre manière. Nous sommes vivants que si nous produisons.

Le magazine a depuis ce numéro #6 une extension de certains sujets sur internet, quelle volonté derrière cela ? Les photographes ont-ils bien réagis face aux problèmes de droits ?

Smub est une petite société, qui est venue nous voir en nous proposant ce service de galeries en lignes, toutes accessibles depuis des mots clés présents dans les sujets du magazine. Nous nous sommes dit que si les photographes étaient d’accord, il fallait essayer. Nos photos dans le magazine étant de toute façon sur le site de Polka, les gens peuvent faire des captures d’écran et se les envoyer, on ne favorise pas particulièrement plus les échanges en faisant des galeries.

L’idée était d’augmenter la capacité de voir un sujet, nous l’avons essayé une première fois et nous allons voir ce que ça donne. Nous avons certains de nos photographes qui ne veulent pas être sur notre site internet, c’est leur droit. Ils pensent que leur image doit rester rare et sur un support papier. Toutes les décisions que nous prenons se font avec les photographes avec lesquels nous travaillons.

Photographie Abbas

© Abbas / Magnum

Polka, magazine de reporters : que vous inspire la mort subite de Christian Poveda dont un article est présent dans votre dernier numéro ?

Avant tout c’est la mort d’un ami, d’un copain, c’est une douleur personnelle.

C’est un photojournaliste qui meurt au moment où se créé le débat sur « le photojournalisme est mort ». Drôle de débat, presque un refus de débattre, une sorte de constat… Par sa mort il oblige quand même à relever le débat. Pour le grand public et pour les journalistes (en dehors des spécialistes de photo), ça permet de parler de Poveda, de parler de son œuvre, expliquer que les Maras ne sont pas que des gens tatoués et que ce n’est pas qu’un reportage sur les gangs comme on en a vu partout. Ce que lui a voulu montrer, c’est comment une société peut engendrer une violence aussi forte, et que les gens violents ne sont pas les Maras mais justement la société qui les a fait naitre.
J’ai vu son film il y a quelques mois, il est extraordinaire, nous avons choisi, Christian Poveda et Polka, de parler de ce film et de l’amour qu’il y a dans cette société violente, de l’amour qu’il y a entre eux. Poveda a vraiment choisi de ne pas rester dans la surface du sujet, il faisait de la sociologie, de l’ethnologie, il faisait de l’humain.

Photographie Christian Poveda
© Christian Poveda

“Aujourd’hui il ne faut plus aller sur place pour montrer ce qu’il se passe, il faut aller sur place pour expliquer.”

Ça montre que le photojournalisme est indispensable pour comprendre le monde d’aujourd’hui, notre société. Tous ce débat inintelligent qui consiste à dire que le photojournalisme est mort à cause du numérique – parce que n’importe qui peut prendre une photo avec un téléphone portable et l’envoyer de par le monde, il n’y aurait plus besoin de journalistes – nous rappelle qu’il faut arrêter de parler de photojournalisme mais plutôt de journalistes qui font de la photo.
Il y a des journalistes qui ont un micro, d’autres un stylo ou une caméra, certains ont un appareil photo. Ce sont tous des journalistes. Si on déplace le débat de cette manière, le numérique est alors un progrès technologique pour le journaliste, qui leur permet de mieux faire leur métier, plus rapidement, sur le terrain en connaissance de cause, de réduire leur coûts, de communiquer directement avec son éditeur et lui transmettre rapidement ses photos. A ce moment on peut même ajuster le tir avec les retours de la rédaction, on peut donc travailler beaucoup mieux.

C’est une période de mutation, certes, mais ça fait dix ans qu’elle a débuté et nous aurions pu nous adapter plus tôt. Aujourd’hui il ne faut plus aller sur place pour montrer ce qu’il se passe, il faut aller sur place pour expliquer. A la limite, on peut dire que le métier aujourd’hui est plus intéressant qu’hier.

Propos recueillis par RD

site du magazine Polka