Rayons X, le regard curieux de Nick Veasey

Nick Veasey produit des images d’impact grâce à un procédé éloigné de la photographie traditionnelle : les rayons X. Cet artiste anglais propose des photographies – dans le sens où une image apparaît sur une pellicule sensible – fascinantes et originales. Il a longtemps utilisé sa technique particulière de prise de vue pour fournir la publicité en images « différentes », mais il explore désormais plus volontiers des thèmes personnels et des sujets qui l’intriguent.

Nick Veasey produit des images d’impact grâce à un procédé éloigné de la photographie traditionnelle : les rayons X. Cet artiste anglais propose des photographies – dans le sens où une image apparaît sur une pellicule sensible – fascinantes et originales. Il a longtemps utilisé sa technique particulière de prise de vue pour fournir la publicité en images « différentes », mais il explore désormais plus volontiers des thèmes personnels et des sujets qui l’intriguent.

Vous considérez vous photographe ou « technicien de l’image » en utilisant cette technique de rayons X ?

Je fais du rayon X mais j’ai fait de la photographie conventionnelle. Tout s’est développé à partir de cette photographie conventionnelle, mais je n’ai pas besoin d’utiliser les techniques de la photographie pour créer mes images au rayon X. Je gagne ma vie en faisant des photos, donc je suis un photographe ou un faiseur d’images.

La première fois que j’ai vu votre photographie, j’ai été frappé par l’image du Boeing 777. J’ai lu que c’était un composite de 500 rayons X. Comment produisez-vous une telle image ?

Quand je fais un rayon X d’un objet, l’image sur le négatif est exactement de la même taille que l’objet. C’est similaire à une photocopie. Donc, pour un rayon X d’un avion, il faut beaucoup de film. C’est fait individuellement ; on peut faire à peu près 12 plans films à la fois, mais il faut développer et scanner chaque film séparément et puis les assembler sur l’ordinateur.

J’ai une équipe à mon studio qui fait toute la postproduction. Travailler avec les rayons X est complètement différent qu’avec le film photographique, si vos lecteurs se souviennent de ça. Les pellicules des années 80, avant l’âge numérique, étaient scannées avant d’être tirées. Un film rayon X possède des deux côtés de l’émulsion par rapport avec un film traditionnel qui n’en a que d’un côté. Ces films que l’on scanne sont plus épais et sont évidemment noir et blanc. Donc, nous avons créé des profils sur nos scanners pour tirer les meilleurs détails du rayon X, ce qui a pris du temps à maîtriser. Il m’a pris entre trois et quatre ans pour comprendre comment tirer le meilleur du film. Nous avons au studio un énorme scanner tambour qui date des années 80, qu’on ne peut plus acheter parce que c’est une technologie obsolète ; on scanne tout avec ça. Quand nous faisons un grand projet, comme une voiture ou un avion, il faut tout organiser et ça veut dire avoir une équipe.

Photographie Nick Veasey

Photographie Nick Veasey

Vous mentionnez le noir et blanc, mais parfois vos œuvres sont en couleur. Vous les ajoutez en post-production ?

Oui, j’ai des phases où j’adore travailler en couleur, et puis j’en ai marre et je retourne au noir et blanc. Mon standard moyen de traiter le rayon X, c’est de le faire un petit duotone de bleu, donc c’est bleu et noir, au lieu d’être que noir et blanc. Traditionnellement quand on pense à un rayon X, on pense au début d’une émission d’Urgence, où le médecin colle un rayon X à la boîte à lumière : il y a un teint bleu.
Mais je prends tout indépendamment. Je regarde l’image et me demande: a-t-elle besoin de couleur ? Est-ce que la couleur va l’améliorer ? Parfois on passe quelques jours en expérimentant avec les couleurs pour enfin revenir à seulement une seule couleur parce que ça ne marchait pas. Certains sujets sont mieux sur fond noir que sur fond blanc. Vraiment, ça dépend. Certaines personnes qui voient mes œuvres disent : « Ah, c’est très beau, mais ça me rappelle quand ma tante avait un cancer ou quand mon chien devait aller chez le vétérinaire pour faire un rayon X de sa patte. » Ils ressentent ces côtés négatifs du rayon X, donc si on introduit la couleur, ça enlève ces connotations.

Vous venez de parler d’une image avec un arrière-plan blanc. Comment ça se fait ?

Quand on scanne un rayon X original, l’arrière-plan est noir. Donc, pour faire l’arrière-plan blanc, il faut vérifier que l’arrière-plan est 100% noir et puis l’invertir. C’est un positif qui devient un négatif.

Photographie Nick Veasey

Donc, vous avez mis en place ces techniques au cours de ces années car vos travaux initiaux sont toujours sur fond noir ?

Tôt dans ma carrière, les arrière-plans étaient toujours noirs parce que dans un sens, je suis resté fasciné par le processus et je restais naturellement sur l’image originale. Quand on développe un plan film et qu’il sort de la machine, c’est tellement excitant. Quand on le voit tomber dans le bac et qu’on le met sur la boîte à lumière, on le regarde et c’est comme aux temps anciens de la photographie quand on se trouvait dans la chambre noire, à faire un tirage qui se forme devant les yeux. On ne retrouve pas cette excitation avec le numérique.

Photographie Nick Veasey

Dans votre studio, faites-vous plus de la photographie commerciale ou personnelle ?

C’est un dilemme difficile. J’ai un studio, les matériaux, les travailleurs, donc il faut continuer avec le travail commercial, mais le monde commercial est en train de changer très vite, donc il faut être flexible et s’adapter aux changements. J’aimerai me focaliser exclusivement sur mon travail personnel, mais je n’ai pas les moyens. Je dois accepter les commandes commerciales quand elles arrivent. Ceci dit, je refuse certaines choses – quand je ne peux pas satisfaire un délai, je refuse.

Les projets commerciaux sont une nécessité en ce moment. La photographie commerciale peut être stressante et ennuyeuse, mais une bonne chose est qu’on rencontre parfois des directeurs artistiques de compagnies de pub intéressants et qui ont de bonnes idées. En collaborant avec des autres qui n’ont jamais vu un rayon X, on voit un point de vue neuf qui permet de garder l’esprit ouvert. Ils vous amènent sur des terrains que l’on n’aurait pas exploré de soi-même – ce n’est pas forcément bon à chaque fois, mais c’est une autre façon de faire des choses.

Voudriez-vous travailler avec une autre chose que le rayon X ? Ne pensez-vous pas un jour être coincé là-dedans ?

Je suis heureux en faisant que des rayons X. Je n’ai pas envie de faire de nouveau une autre sorte de photographie. Il me reste tellement à faire… Mais vous avez raison, parce que ça fait peut-être 15 fois que j’ai fait un rayon X d’un ordinateur portable. La prochaine fois que quelqu’un me demande d’en faire, je le ferai sans réfléchir, mais je préfèrerai ne pas le faire. L’intérieur d’un ordinateur Dell ou Mac sont pareils. Le premier rayon X de ces appareils est intéressant, mais pas le 15ème.

Dans votre travail personnel, comment choisissez-vous un objet ? En voyant un objet sur une table, vous dites-vous : « j’ai envie d’essayer ça ! » ?

Je suis une personne très motivée et je fais travaille sur toutes sortes de choses. Quelque chose va me rendre curieux et j’en développerai des idées pour en faire une image forte. En ce moment, je travaille un projet sur les plantes, les choses organiques. Ça a l’air obscur, mais les photographies sont intenses.

Photographie Nick Veasey

Je ne suis pas une personne bien organisée, donc je travaille une semaine sur un projet et puis je le laisse pour faire autre chose et enfin je reviens au projet quelques mois plus tard. Parfois, on l’oublie et le laisse tomber, d’autres fois on le reprend pour lui donner une nouvelle direction. On fait des fautes aussi parfois, mais le travail qui a le plus de résonance est toujours basé dans un projet.  Quand on met les œuvres dans un contexte de galerie, ou sur un mur, ont-elles du sens ensemble ? Y a-t-il un suivi dans le travail ? Y a-t-il du sens dans l’exposition ? Voici l’étape à laquelle je me trouve actuellement.

Donc, ce n’est pas seulement trouver un objet par hasard, c’est se concentrer sur quelque chose  en particulier ?

J’aime bosser. Je suis le plus heureux quand je suis dans mon studio en faisant des rayons X, mais je me trouve avec un grand mélange d’images dont je ne sais pas tout le temps quoi faire avec, donc il faut rester concentré.

Comment choisissez-vous vos projets ? Est-ce que la curiosité esthétique ou bien la difficulté technique qui est intéressante ? Qu’est-ce qui vous inspire, quelle est votre motivation ?

Les photos dont on parle le plus sont souvent celles qui sont difficiles à réaliser; ça intéresse les gens. Je n’ai jamais vu un rayon X d’un bus. Je n’ai jamais pensé que c’était faisable mais, dès qu’on a trouvé le moyen de le faire, c’est moins inspirant. Ce qui est vraiment inspirant, c’est quand nous avons l’opportunité de connecter les gens à notre travail. Ça peut être lors d’une exposition en galerie, ou lorsque quelqu’un visite un site web, ou quelque chose publié dans un livre. Il y a une variété de façons pour communiquer ce qui est vraiment important pour moi. J’espère que le jour où je mourrai, je laisserai derrière moi la collection la plus belle de rayons X jamais faite.

Photographie Nick Veasey

Votre technique est-elle vraiment spécifique ?

Je ne suis pas la première personne à utiliser une machine rayon X ; Man ray s’en est servi, Moholy-Nagy a utilisé une machine dans les années 40. Je suis très focalisé et je ne fais pas d’autres choses. Mais je ne suis pas le seul qui utilise les rayons X en ce moment.  Malheureusement ! Je suppose que j’aime ça plus qu’eux parce que j’en fais chaque jour ; j’en rêve tout le temps !

Avant de faire des rayons X, connaissiez-vous le travail de Man Ray ?

Tout à fait. J’ai été un grand fan de Man Ray et Mohly-Nagy, et je le suis toujours. J’ai collectionné leurs livres et j’ai étudié leur imagerie. Ils n’ont pas seulement expérimenté avec le rayon X, ils ont aussi expérimenté avec le photogramme. Avant que j’utilise moi-même cette technique, quand je faisais de la photographie traditionnelle, les photos n’étaient pas très conventionnelles – elles étaient très expérimentales. J’ai joué avec la chimie et la netteté, je mettais de la javel dans la pellicule, j’ouvrais le dos de l’appareil, etc. La photographie conventionnelle, traditionnelle, ça ne m’intéresse pas vraiment.

… Sauf dans l’expérimentation ?

Il y a moins de choix d’équipement aujourd’hui. Vous voyez le travail de quelqu’un comme Sally Mann – quand elle fait des tirages, elle utilise un verre avec des imperfections, des chimies et les plaques de vieux appareils. Il y a quelque chose de spécial dans ces images grâce à ça – elles ont des imperfections. Mais quand vous regardez les photographies fantastiques numériques, elles en ont aussi en un sens. Il faut respecter le monde réel. Le truc avec Photoshop et la photographie numérique, c’est que tout est trop bien fait, le monde est trop parfait. C’est irréel, c’est synthétique et ça ne me plaît pas beaucoup. Le processus du rayon X montre comment les choses sont vraiment – la réalité de l’intérieur vers l’extérieur. Donc, si c’est vraiment beau, il vous montre que c’est vraiment beau. Si c’est ideux, il vous montre que cette face là en premier.
Nous sommes enveloppés par cette vision de comment il faudrait être, parce que tout le monde est refait. Les femmes par exemple sont belles sans être refaites.

Travaillez-vous avec les humains comme sujets ?

Pour être franc, je ne suis pas intéressé par le corps humain parce que je ne le connais pas aussi bien qu’un chirurgien ou un médecin. Je suis intéressé par le fait que nous sommes tous très similaires à l’intérieur mais complètement différents à l’extérieur. J’utilise cette idée dans mon travail parce qu’il y a un message très puissant, mais je ne suis pas très intéressé de faire les rayons X du corps humain.

Photographie Nick Veasey

Vous avez aussi fait des rayons X sur d’autres choses vivantes – j’ai été particulièrement étonné par l’étoile de mer. Que cherchez-vous en faisant les rayons X des animaux ou des choses vivantes ?

Je suis un homme assez curieux, donc j’aime savoir comment les choses marchent. En travaillant avec les formes naturelles, c’est possible de savoir beaucoup de choses sur leur fonctionnement, et si nous faisons un rayon X d’une étoile de mer, nous voyons les petits ventouses sur les pattes en dessous de son corps et comment elle reste fixée aux rochers. Nous voyons aussi comment elle a grandi d’une petite étoile à un être vivant adulte. Nous voyons que c’est le centre de son système qui lui donne de la force. Pour une étoile de mer, la force vient du point au centre du corps. On peut casser un membre et il va repousser. C’est une réponse à des conditions dans des lieux de vie difficiles – un poisson peut manger un membre, donc elles peuvent le réparer.

Donc, c’est la curiosité qui vous mène.

Oui, et même dans une simple forme de nature, comme pour une feuille, dont nous voyons les veines et nous avons une idée de comment elle se nourrit pour vivre et pousser. La nature est un sujet que j’aimerai bien explorer de plus en plus. Ça ne me déçoit jamais.

Photographie Nick Veasey

Revenons à vos débuts, comment avez-vous appris la photographie ?

J’ai fait de la photographie à l’école. J’ai quitté l’école à 16 ans, et je n’ai rien fait entre 16 ans et 25 ans, rien que des boulots qui menaient nulle part. Et puis, j’ai trouvé un job dans une imprimerie. Un des clients était une agence de pub et nous faisions des petites commandes pour eux, comme des brochures. J’ai rencontré les personnes de l’agence et j’ai trouvé ça beaucoup plus intéressant qu’imprimer des cartes de visite pour une firme de nettoyage de fenêtres ! Donc, j’ai appris un peu sur le business de la pub.

Puis quand j’avais 26 ans, j’ai obtenu un diplôme en publicité grâce à des cours du soir. J’ai travaillé dans une agence à Londres en faisant la « circulation », qui est un poste administratif où vous organisez tout le processus. Ceci m’a permis le contact avec les photographes et a relancé mon intérêt pour la photographie que j’avais à 14 ans. J’ai acheté un appareil, de grand format d’occasion. Je travaillais toujours dans le monde de la publicité, mais les soirs et les week-ends, je sortais prendre des photos. J’ai créé un portfolio très étrange de photographie abstraite. J’ai fait diverses choses, des couvertures de vinyles, des couvertures de magazines artistiques, mais je ne gagnais pas assez pour faire exclusivement de la photo. A 33 ans, j’ai commencé à faire que de la photo. « My lucky break », mon coup de chance a été de découvrir les rayons X il y a 15 ans.

Et cette découverte a complètement changé votre vie ?

C’est cliché, mais c’était un de ces moments qui change une vie ; on sait qu’on a trouvé quelque chose qui mérite d’être développé. Je ne savais pas à ce moment que je ferais du rayon X pour toute ma vie, mais je le sais aujourd’hui.

Y a-t-il une chose que vous savez impossible à faire aux rayons X ?

Il  y a des choses qui ne sont pas sympathiques, techniquement, à faire aux rayons X  comme les choses humides. Le liquide et le rayon X ne se mélangent pas très bien. Si vous prenez une chose mouillée, l’image va être douce. C’est continuellement un challenge. Donc quand je fais un rayon X des algues, je dois les sécher. Il faut les arrêter au bon moment avant qu’elles ne sèchent trop, se cassent, et semblent mortes. J’essaie de les donner l’air vivant dans la photo. C’est une chose qu’il faut contrôler, ce qui est toujours difficile avec la nature.

J’aimerai bien refaire quelques pièces « signatures », comme le bus ou l’avion. Je voudrai faire un rayon X d’un de ces véhicules qui lave les rues, qui circule la nuit avec une petit gyrophare en haut. Il a des brosses en avant et un grand aspirateur avec la poubelle derrière. Je pense que ça peut être assez chouette.

Photographie Nick Veasey

Donc, ça fait 15 ans que vous travaillez au rayon X. Comment la technique a-t-elle évoluée ?  Avez-vous eu des collaborations avec les fabricants des machines rayons X ?

Pour être bon à n’importe quelle chose, il faut avoir un bon équipement. Quand j’ai commencé, je n’avais ni l’argent pour acheter un équipement, ni un lieu – le processus est radioactif, il faut être très prudent en l’utilisant. Au début, la communauté scientifique ne m’a pas aidé, mais dès que j’ai fait un petit portfolio pour montrer mon travail à des scientifiques. Depuis, le monde médical et le monde industriel du rayon X sont devenus une grande aide. Je suis continuellement étonné par le soutien que je reçois des compagnies qui sortent de nouveaux équipements. Souvent, ils me demandent de créer une image avec leur équipement.

Les scientifiques et les artistes ont une très longue histoire de collaboration et c’est très amusant. Quand on travaille avec un « nerd », ou un « techie » (en Anglais, on les appelle aussi les « barbes », parce qu’ils ont toujours des barbes et ils portent des scandales), on voit qu’ils sont des gens très intéressants. Ils ne comprennent pas l’esthétique ; ils sont plutôt intéressés par le processus, alors que je fonctionne à l’inverse. C’est bien de se rencontrer. Dévouer du temps à l’expérimentation, c’est le moyen de découvrir.

J’apprécie ce que vous avez dit tout à l’heure, qu’il est difficile de créer des choses nouvelles tout le temps. Je suis d’accord, c’est difficile de réinventer la roue chaque fois. Et les agences de pubs sont le pire ! Ils veulent que chaque pub soit unique. Dans le monde commercial, ils veulent un résultat en temps et en heure. Donc, ils veulent que vous découvriez quelque chose de novateur, qui n’a jamais été fait avant, mais ils le veulent pour mercredi !

Photographie Nick Veasey

Quelle est votre expérience dans la publicité ? Quelle est votre liberté dans ce business ?

Selon mon expérience, c’est souvent trop compliqué. Il y a un directeur et un photographe qui ensemble vont créer une image, et puis il y a toutes sortes de personnes derrière qui compliquent les choses. Ça m’ennuie.

Les autres photographes que je connais dans ce business ont les mêmes problèmes, mais il faut être professionnel. Au moment de prendre la photo, il faut la faire aussi belle et techniquement bien que possible. Je comprends que l’argent est très important et qu’on essaye de vendre quelque chose – c’est un business, il faut être organisé. Mais parfois, et surtout avec les Américains, c’est incroyablement compliqué.
Une fois, pour un job américain, je devais leur donner un plan de repli au cas où il pleuvrait. Il y avait un appel d’offre pour gagner le job. Je fais mes rayons X à l’intérieur d’un bâtiment, donc j’ai écrit dans la case  « qu’est-ce qui se passe s’il pleut » : on ferme la fenêtre. Ils m’ont réécrit en me disant : Que voulez-vous dire par « fermer la fenêtre » ? Avez-vous besoin d’un assistant pour la fermer ? Ou bien est-ce que c’est vous qui fermez la fenêtre ?

 

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