Fred Chapotat a testé le SMDV Kit BRiHT-360 TTL

PROPHOT a proposé à  THE PHOTO ACADEMY de tester du matériel photographique en mode crash test par nos professeurs de photographie.
Pour ce premier essai, nous avons reçu un flash compact portatif.
La société SMDV s’était d’abord consacrée à la création et au développement de déclencheurs radio (FlashWave), ainsi qu’aux boites à lumière Speedbox. Elle sort maintenant
le flash monobloc BRiHT-360. L’offre est, à première vue, très attrayante par sa compacité et la réputation du constructeur.

Nous avons donc demandé à Fred Chapotat, professionnel de la photo et formateur THE PHOTO ACADEMY, de le tester, voici son avis :

Première impression

Globalement bonne. Dès le départ, j’ai eu l’impression que ce matériel était tout à fait sérieux. En allant dans le détail, il y a deux/trois petites choses qui paraissent un peu fragiles, notamment la poignée qui se fixe dessous et l’on craint qu’en resserrant trop fort ou en la faisant tomber, elle risque de se casser.
Mais dans l’ensemble c’est un bel objet solide et je n’ai pas eu peur de le bousculer un petit peu pendant mon essai, en condition de shooting professionnel.

Prise en main

Le carénage du flash est en plastique et métal donc il est assez léger. La batterie alourdit quelque peu l’ensemble, mais ça, c’est inhérent à tous les flashs. Mais en même temps ils ont miniaturisé la batterie. C’est un des flashs autonomes ( qui n’est pas un flash cobra ) que j’ai testé qui est le plus léger et le plus facile en manipulation. Et surtout je pense que c’est le seul qui soit TTL.

© Chloé Dole

Précision

Pour vous dire toute la vérité, quand je l’ai reçu je n’ai pas vu le mode d’emploi dans la pochette intérieure. Donc je l’ai allumé et j’ai regardé, et ce n’est pas très loin d’un flash cobra standard au niveau des indications et donc je n’ai pas été perdu.
Ce flash est assez facile d’utilisation, on voit tout de suite, instinctivement, comment le mettre en mode manuel ou TTL et après il est assez simple de trouver comment on monte ou baisse la puissance.
Un détail m’a un peu gêné, parce que ce n’est pas mon outil de travail habituel, c’est qu’il te parle de 1/64 de puissance, 1/128… et finalement, physiquement, il est assez compliqué de savoir à quoi ça correspond, donc il faut faire deux ou trois test pour arriver à se caler, que ce soit en manuel ou en TTL. Après il y a toujours la possibilité de corriger en moins ou en plus, par tiers de diaphragme, ce qui est relativement facile et précis.
Ce qui est super bien et agréable, c’est le petit sabot qui s’adapte sur l’appareil photo où l’on retrouve les boutons comme sur l’écran et donc plus besoin d’aller appuyer sur le flash lors de
shoot en extérieur : en regardant son appareil photo, on peut gérer le flash à distance.

Puissance

Sur nature morte, il est parfait. L’analyse de la lumière sur l’ensemble de la scène, même à des distances plus ou moins grandes, fonctionne bien. Je l’ai ensuite utilisé lors d’un shooting mode en extérieur et ai rencontré quelques soucis. Le flash ne répondait plus à certains moments * …

Temps de recyclage

Alors je l’ai testé façon shoot au moteur et j’ai été assez surpris de ce temps de recyclage. Après je n’étais pas plein pot et je n’étais pas en manuel. J’ai voulu le tester comme l’équivalent d’un flash cobra avec une lampe pilote. Et là j’ai vraiment été surpris du temps de recyclage extrêmement rapide. Il faudrait le tester à plein pot.

© Fred Chapotat

Batterie

L’avantage c’est que, comme les lampes pilotes sont des leds, la batterie ne se vide pas rapidement. D’ailleurs je n’ai pas réussi à vider une batterie Il y a une indication en pourcentage sur le niveau de batterie, ce qui permet d’avoir une vraie idée du temps qu’il reste, c’est un très bon point.

Pour quel type de photo ?

C’est un flash assez polyvalent. Je l’ai testé avec le bol beauté et la torche en direct, marche aussi bien en portrait qu’en nature morte puisque c’est une torche autonome et il y a plein d’accessoires disponibles en plus (vendus séparément) pour modeler la lumière donc pour des portraits c’est idéal.

© Chloé Dole

Si on compare

J’ai utilisé de nombreux modèles durant mon expérience de photographe professionnel, que ce soit le Quantum, le rangers de Elinchrom, etc… quand je pars faire de la mode aux quatre coins du monde j’en ai toujours un mais ils sont beaucoup plus lourds avec des batteries plus conséquentes, et ils ne sont pas TTL. je n’en connais pas en TTL avec ce petit synchro flash et là j’ai pu vraiment l’utiliser en TTL, c’est comme si j’avais mon flash cobra déporté. L’avantage c’est que comme tu as ces leds que tu peux contrôler depuis ton appareil photo, tu peux voir comment sont les ombres, comment le flash va taper sur ton sujet,  et ça c’est vachement bien et très pratique.
Je suis très séduit par ce flash, même si au début j’ai eu un peu de mal à bloquer les accessoires dessus car tu crains une certaine fragilité. Il faut avoir une protection de tube car il sort beaucoup. La poignée plastique semble assez fragile. je n’ai pas su s’il y avait une autre manière de fixer son flash sur un autre support **.
Cependant, une fois que tu as compris son fonctionnement tout roule.
Hormis ces quelques détails, c’est un beau matériel à posséder et à utiliser pour tout photographe.

PROPHOT
THEPHOTOACADEMY remercie PROPHOT pour ce prêt et nous vous donnons rendez-vous bientôt pour un nouveau crash test produit !

THEPHOTOACADEMY  Lesphotographe.org
* Après analyse avec PROPHOT, nous apprenons que l’émetteur est fait pour une portée de 80 m. S’il y avait un mur, cela pourrait aussi expliquer le souci.
** Le flash dispose d’une poignée amovible. Lorsqu’on la retire on peut le fixer grâce à son écrou 1/4’’ sur un trépied d’éclairage, ou une rotule photo ou vidéo.