Aurélien Voldoire, l’expérience du plaisir photographique

Aurélien Voldoire est le gagnant de notre concours photo 2011 sur le thème du triptyque. Il nous décrit ici avec sensibilité son expérience de la photographie. Si elle ressemble à celle que vivent beaucoup de photographes Amateurs (avec une majuscule), son travail est bien choisi, bien légendé, et laisse à penser qu'un livre ou une exposition seraient bien agréables à parcourir.

Aurélien Voldoire est le gagnant de notre concours photo 2011 sur le thème du triptyque. Il nous décrit ici avec sensibilité son expérience de la photographie. Si elle ressemble à celle que vivent beaucoup de photographes Amateurs (avec une majuscule), son travail est bien choisi, bien légendé, et laisse à penser qu’un livre ou une exposition seraient bien agréables à parcourir.

Comment vous définiriez vous en tant que photographe ? Quel est votre parcours ?

Le premier adjectif qui me vient à l’esprit est passionné. Pourtant, j’ai commencé à m’intéresser à la photographie il y a seulement 3 ans, lors d’un voyage en Toscane. La lumière d’une fin de journée, l’architecture avec ses différentes géométries et perspectives, les passants dans les villes, autant de points qui m’ont donné envie d’immortaliser ces moments. Ce que j’aime avant tout dans ce type de photo, c’est de ne pas savoir quel cliché je vais ramener chez moi ! Le hasard a toute sa place, à moi de bien m’en servir.

Comme toute forme d’art, c’est aussi un moyen de s’exprimer soi même. A travers mes images, je cherche à partager mon regard sur les lieux que je traverse. Afin de retranscrire ces ressentis, j’ai dû apprendre par moi même les grands principes de la photographie. Mon appareil photo est devenu ensuite mon plus fidèle compagnon ! J’ai aussi créé un site internet il y a quelques mois afin de partager ma passion (www.aurelienvoldoire.com).


Les Halles de Cannes.
Une perspective et deux personnages qui ne m’ont pas laissé indifférent.
Un instantané de vie, une sensation.


Manhattan.
Tout petit et si grand à la fois : défis entre l’humain et l’inhumain.

Comment choisissez vous vos photos ? Quel est votre fonctionnement pour garder une image ?

Pas facile d’expliquer cela car c’est surtout une question de feeling mais je me base essentiellement sur deux critères : le cadrage et l’harmonie de la composition.

Une belle harmonie dans la composition permet soit de raconter une histoire soit de traduire l’atmosphère d’un lieu.

J’accorde aussi beaucoup d’importance au cadrage car c’est selon moi la signature d’une belle photographie.

Si les deux conditions sont réunies, je considère la photo réussie.


St Emilion, un dimanche, en hiver. Peu de monde à cette saison, seulement l’ombre du clocher pour occuper la place du village. Le son du silence.


Gérone et les couleurs chaudes du Sud.
Invitation à prendre un verre à l’ombre de l’une de ses terrasses.

En accueil de votre site vous avez choisi un titre de musique classique et une photographie d’un violoncelle. Quel est votre regard sur la présence de la musique en accompagnement de la/votre photo ?

Avant d’être passionné de photographie, je suis avant tout un passionné d’arts en général. La musique est pour moi essentielle, et l’associer à la photographie renforce les émotions qui s’en dégagent.

J’ai volontairement choisi la Gnossienne n°1 d’Erik Satie car je trouve qu’elle s’accorde bien à mon univers photographique, alternance entre la mélancolie et l’espoir.

De plus, si ce violoncelle se trouve sur ma page d’accueil, ce n’est pas un hasard : tout d’abord, j’aime cet instrument qui dégage sensualité et douceur de part ses courbes et sa sonorité. Ensuite, j’affectionne tout particulièrement cette photo car elle me rappelle un souvenir fort : mon premier voyage aux Etats-Unis. Je me baladais à travers les rues de Washington lorsque je suis tombé sur un concert en l’honneur des victimes de la guerre du Vietnam.

Qu’entendez vous par, « la photographie et le voyage sont intimement liés » ?

Le voyage représente pour moi un moment où je peux me consacrer à la photographie. Il permet également d’avoir des photos variées : photographie de paysages, de rues, de villes ou bien de personnes. Encore une fois, la découverte d’un continent, d’un pays, d’une région ou bien d’une ville sont des moments tellement riches qu’il me paraît inconcevable de visiter ces lieux sans appareil photo. La photo garde en mémoire un moment de ce plaisir des yeux.

Finalement, la photographie c’est l’harmonie, la sérénité, l’évasion, les rencontres. Les voyages aussi.


Fin de journée d’été dans les Cyclades.
La photographie a la possibilité de faire voir ce que l’on ne regarde pas toujours.


Architecture de Kansas City.
Un bâtiment. Un lampadaire. Un ciel nuageux. Une photo.


Une nuit à Las Vegas.
Au lieu de perdre mon argent au Casino, j’ai pris cette photo.


Assembler les lignes, les couleurs, les matières : plaisirs de la photographie de paysages.

Vous êtes le gagnant de notre concours photo 2011 sur le triptyque, qu’est ce qui vous a donné envie de participer à ce concours ?

Votre concours photo sur le thème du triptyque est une idée très intéressante : raconter une histoire à partir de 3 images offre la possibilité au lecteur de se faire son propre scénario, comprendre de manière plus approfondie le message du photographe.

De plus, quand j’ai vu votre sujet, j’ai tout de suite pensé à l’image de ce passant à Kansas City et cette voiture à l’allure suspecte qui passe près de lui. Il ne me restait plus qu’à construire le triptyque et trouver un titre évocateur…

D’une manière générale, participer à des concours permet d’avoir un retour sur ses photos. Il est intéressant aussi de voir ce que les autres photographes proposent.

Enfin, les concours peuvent être un moyen de se faire connaître et de partager sa passion.


Photographier un regard, une silhouette, une attitude.
Saisir l’expression qui s’en dégage.

Quels sont vos projets futurs ? Livre ? Expo ?

Je souhaite continuer à enrichir régulièrement le site internet que j’ai créé. Cela passera entre autres par de nouveaux voyages, sources de mes inspirations ! Sur les conseils de professionnels, je compte aussi prendre contact avec des groupements de photographes de ma région.

Vous me parlez de livres ou d’expositions, ce serait pour moi une opportunité plus sérieuse de présenter mon travail. A bon entendeur…


New York City.
Derrière les clichés, une ville de l’instant.