Juno Calypso est Joyce

L’idiote simplification du sexe féminin, fait de rose et de gadgets-minceur, est dénoncé avec humour et étrangeté par l’artiste Londonienne Juno Calypso.

La féminité et la masculinité sont dans l’imagerie commune, et surtout celle de la publicité, des choses étonnamment simples ; affirmer un genre n’est qu’une histoire de couleur, de talon, de déodorant, de poupée ou de voiture.

L’idiote simplification du sexe féminin, fait de rose et de gadgets-minceur, est dénoncé avec humour et étrangeté par l’artiste Londonienne Juno Calypso.

Dans ses images, la jeune photographe se métamorphose en Joyce, un personnage grotesquement féminisé, et au regard sans vie.

“ Le projet ‘Joyce II’ est à moitié fictionnel… Les images représentent cette femme, seule dans une chambre d’hôtel, qui s’observe, s’explore. Mais il s’avère que je suis aussi une femme, seule dans ma chambre d’hôtel. Je crois qu’il n’y a pas de Joyce, mais seulement moi-même. ”

Sa première série Joyce I la représente dans des mises en scènes austères et bon marché. Elle prend place dans des décors professionnels, où la femme est la plus souvent imaginée : derrière un bureau, et à un poste de subordonné.

La série Joyce II se loge dans un hôtel nuptial en Pennsylvanie (USA).

Pour réaliser ses images, Juno y séjourna une semaine, seule dans sa chambre.

La photographe nous raconte :

“ Lorsque je suis arrivé sur les lieux, je fus soulagée de constater que la décoration était inchangée, comme sur les images promotionnelles. Ma chambre disposait d’une baignoire en forme de coeur, ainsi que de miroirs au plafond. Je ne l’ai quitté que pour me restaurer au self-service de l’hôtel, le reste du temps, j’étais seule dans ma chambre à prendre des photos. ”

Pour en voir d’avantage, rendez-vous sur le site de la photographe.

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